Comme promis, voici un post sur ce qui m’a amene a partir chez les Grands Bretons. Apres avoir commence un tour des Universites europeennes (Orsay – France, Liege – Belgique, Lisbonne – Portugal, Caen – France), je me suis mise en quete d’une these ou d’un premier boulot. Donc, d’accord, j’avais commence avant la fin de mon tour… Une these donc… Quelle idee… En France ? Trop dur car trop peux nombreuses pour le nombre de candidats et il faut le dire, les ingenieurs semblent etre plus convoites que les universitaires… J’en entend déjà dire « mais non, ce n’est pas vrai, blablabla blablabla… ». Et pourtant. Apres 8 mois de recherches infructueuses en France et en Belgique (j’ai un DEA belge et un francais), on m’a conseille de chercher outre Manche. Pourquoi pas apres tout… J’ai bien fait mon stage et mémoire de DEA en anglais car mon niveau de portugais ne me l’aurait pas permis et puis la fac de Liege non plus d’ailleurs. Apres de courtes recherches en Ecosse (eh oui, c’est ce qui ressemble le plus a ma chere Bretagne il parait alors c’était histoire de ne pas etre trop depaysee), j’ai decide de contacter une universite a Londres dont on m’avait dit du bien.
Une semaine apres avoir envoye mon email a 3 personnes, l’une d’entre elle m’a repondu pour me dire qu’elle n’avait rien a me proposer mais qu’elle allait faire circuler mon CV. Je me suis dit que s’ils fonctionnent comme les froggies (c’est comme ca que les francais sont appeles par nous amis les Grands Bretons et particulierement ceux d’Angleterre), je peux oublier ce labo et continuer mes recherches. Une semaine plus tard, j’ai recu un email d’une autre personne de ce labo qui me proposait un sujet avec financement. Je dois avouer que je n’ai rien compris au sujet mais bon… J’ai fait circuler le sujet aupres de tous mes copains qui etaient susceptibles d’y comprendre quelque chose pour m’aide a y voir plus clair. L’un d’entre eux m’a demande combien de personnes aller etre prises pour repondre a la problematique .Ben… une seule. Il m’a repondu « bon courage… ». Un petit mail au prof a la fac 2 jours plus tard et me voila avec un entretien telephonique (en anglais bien entendu) le lendemain. Je n’ai absolument rien compris ce qu’il me disait. Je disais « oui oui », « hum hum » ou encore « ok ». A la fin, il m’a demande si j’etais toujours interessee et j’ai repondu « mais oui bien sur ». La phrase finale de l’entretien était « arrive le plus vite possible ». Gloups…
Apres une semaine d’anglais intensif a la maison pour preparer le TOEFL et l’examen passe, j’ai fait ma valise, reserve un billet de train et trouve un logement pour les premiers mois. Entre le premier email que j’ai envoye et mon depart en train, 5 semaines se sont ecoulees. Qui dit mieux ?
Le jour ou je suis arrivee, j’ai fait la connaissance des autres etudiants et d’un post-doc avec qui j’allais travailler. Il m’a raconte quelque chose et je n’ai rien compris a ce qu’il disait. Je me suis demande dans quelle galere je m’etais embarquee et s’il était encore possible de faire marche arriere. Faire marche arriere ? JAMAIS. J’ai pris mon courage a deux main et je suis restee. C’était en avril 2004. J’y suis encore apres de nombreux hauts et bas avec beaucoup de questions en tete.
Histoire de ne pas rendre mon post indigeste, j’ai decide de le couper en petits morceaux. Voici donc la fin de mon arrivee chez les Grands Bretons. Prochain post : mon premier meeting avec les Grands Bretons du nord. Publication incessamment sous peu.
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